![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Une famille d'inventeurs :
Claude CHAPPE A l'origine du projet on trouve donc Claude Chappe, né le jour de Noël 1763. Après des études à Rouen, puis au Collège Royal de la Flèche, il est nommé abbé commendataire (sans obligations religieuses). Il jouit ainsi de bénéfices qui lui permettent d'ouvrir un cabinet de physique à Paris. L'abbé Claude Chappe suit ainsi l'exemple de son oncle Jean Chappe d'Auteroche. Dans son cabinet, Il réalise
diverses expériences concernant notamment l'électricité
statique. Il invente un électromètre, puis il se livre à
de nombreuses expériences sur l'électricité; s'inspirant
de divers travaux (Lesage à Genève, Lomond à Paris,
Bettancourt en Espagne, ...), il travaille sur la transmission du fluide
électrique et semble-t-il tenta même une expérience
de "télégraphie" (déplacement de deux pendules
harmonisés au moyen de fils conducteurs électrifiés).
Il s'intéresse également à l'élevage des vers
à soie ainsi qu'à divers systèmes de transmission
de messages par voie aérienne. Claude Chappe est bien un homme
de son temps. Ses travaux iront de succès
en échecs au gré de l'engouement pour ses inventions et
du manque d'argent de la nation. La ligne Paris - Lille est opérationnelle
en 1794, mais celle de Paris - Landau commencée l'année
suivante est abandonnée. La période 1797 - 1800 sera faste
par contre : la ligne Paris - Strasbourg sera inaugurée en mai
1798; celle de Paris - Brest en 1799 et les premiers travaux d'une ligne
Paris - Milan par Lyon sont décidés la même année.
|
| Les techniques du télégraphe Chappe
Comme il doit être visible de loin, le télégraphe
est placé sur une hauteur : montagne, colline, ou monument existant
tel que clocher d' église, tourelle de château,... Quand
ce n'est pas possible, on le place sur le toit d' une construction en
bois ou sur une tour, carrée ou ronde, sans tenir compte de l'esthétique
: devant l'urgence de la situation, le bois a été le matériau
le plus employé, remplacé par la suite par des constructions
en pierres. Il n'existe par ailleurs aucun plan-type de construction,
à l'exception peut-être des dernières tours plus adaptées
aux machines de type Flocon. Il n'existe pas de modèle unique de télégraphe,
comme il n'existe pas non plus aujourd'hui de modèle unique d'appareil
téléphonique. La partie mécanique du télégraphe est constituée
d'un certain nombre de pièces de bois dont les parties les plus
fragiles sont en persiennes afin d'offrir moins de prise au vent. Ainsi distingue t'on trois grandes familles d'appareils dits de Lille,
de Strasbourg et de Milan. En fait, il s'agit d'améliorations apportées
au fur et à mesure de l'ouverture des lignes. Différents
facteurs créent également des variantes dans les appareils,
pour causes de réparations lors des faits de guerre (en 1814 -
1815) ou du réemploi de matériel émanant des lignes
démontées. Chaque station est éloignée d'une dizaine de km de sa voisine. Elle est donc équipée de deux lunettes afin de permettre la lecture et la vérification du code transmis. |